L'hydratation : une affaire d'eau, et de minéraux
Le corps humain contient plus de 60 % d’eau en masse mais 99% en nombre de molécule. Chaque cellule fonctionne grâce à un rapport précis entre eau et minéraux. Transmission nerveuse, contraction des muscles, production d’énergie : tout repose sur cet équilibre, que les physiologistes nomment l’homéostasie.
L’ANSES recommande 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour un adulte, des apports qui montent souvent à 2 ou 3 litres lors d’une canicule, selon la sudation et l’activité (Santé.fr, fortes chaleurs).
Le souci, c’est que la sueur n’emporte pas que de l’eau. Elle entraîne du sodium, du potassium et du magnésium. Quand ces pertes restent sans compensation, la fatigue, les crampes ou les maux de tête s’installent vite.
Or les apports français en magnésium sont déjà courts. D’après l’étude INCA3 de l’ANSES, menée entre 2014 et 2015 puis publiée en 2017, l’apport moyen tourne autour de 292 mg par jour, loin des références de 360 mg pour les femmes et 420 mg pour les hommes. Près de 70 % des adultes se situent sous le seuil conseillé (ANSES, étude INCA3).
Côté réglementaire, deux minéraux marins disposent d’allégations validées. Selon le Règlement (UE) n°432/2012 du 16 mai 2012, le magnésium « contribue à réduire la fatigue », à « une fonction musculaire normale » et au « fonctionnement normal du système nerveux ». Le potassium « contribue à une fonction musculaire normale » et au « fonctionnement normal du système nerveux ». Ces formulations sont autorisées dès qu’un produit apporte au moins 15 % des valeurs nutritionnelles de référence (Règlement UE 432/2012, EUR-Lex).

