1. L'argile : un minéral d'une complexité fascinante
| Note réglementaire : Conformément au règlement (CE) n° 1924/2006 et aux recommandations de la DGCCRF, cet article a un caractère strictement informatif et scientifique. Il ne formule aucune allégation de santé, ne prétend pas attribuer à l’argile des propriétés de traitement, de prévention ou de guérison d’une maladie, et ne se substitue pas à un avis médical. |
L’argile n’est pas un matériau homogène : c’est une famille de phyllosilicates (des silicates en feuillets) dont la composition et la structure varient selon l’origine géologique. Les plus étudiées pour leurs propriétés d’interaction sont les smectites, dont fait partie la montmorillonite, largement présente dans les argiles à fort pouvoir adsorbant.
Une architecture en feuillets nanométriques
La montmorillonite est un minéral de type 2/1 (ou TOT), constitué de feuillets empilés formés chacun d’une couche octaédrique encadrée de deux couches tétraédriques. Entre ces feuillets se trouvent des cations échangeables et des molécules d’eau. Cette architecture offre une surface spécifique interne pouvant atteindre 700 à 800 m²/g, ce qui explique ses remarquables capacités d’interaction de surface.
Lorsqu’elle est dispersée dans l’eau, la montmorillonite gonfle : les feuillets s’écartent et exposent leurs surfaces, formant une suspension colloïdale stable. C’est cette expansion en milieu aqueux qui multiplie la surface d’interaction disponible.
La composition de l’argile bentonite Argileo
Il existe plusieurs familles minéralogiques d’argiles, chacune avec un profil physico-chimique distinct. Argileo 1L est composée de : 95 % de smectite / montmorillonite : fort pouvoir adsorbant, grande surface interfoliaire, capacité d’échange cationique (CEC) élevée
