Micro, nano-plastiques, métaux lourds dans l’eau de mer?

  • Plasma marin Science
Il faut distinguer micro et nano-plastiques et aussi comprendre mieux le processus décomposition des plastiques dans l’océan et dans l’environnement en général pour évaluer réellement ce qu’il peut en rester dans l’eau de mer destinée à la boisson qui est filtrée par un micro-filtre et en amont par l’écosystème lui-même !

Quelle est la cause de la pollution?


Sous l’effet des ultraviolets du soleil, les plastiques jetés dans l’océan se décomposent avec le temps en particules toujours plus fines et petites ; devenant d’abord des micro-plastiques de taille comprise entre 0.1mm et 5mm, puis ensuite les molécules dont la taille finale va atteindre 70 voir 30 nm (0.07 voir 0.03 microns).

En fait il n’en reste plus que des quantités infinitésimales, et même impossible à mesurer, dans l’eau de mer buvable.

Procédé de filtration de l’eau de mer:


Le filtre utilisé pour l’eau de mer a une taille entre 0.22 et 0,5 microns en général et supprime donc tous les micro-plastiques et une partie importante des nano-plastiques. Il laisse passer par contre les plus petits nano-plastiques. 
Comme pour les métaux lourds, les nanoparticules se retrouvent piégées dans les organismes vivants de l’océan, à commencer par le plancton. Les nanoparticules se crochent de manière irréversible dans les tissus vivants et ainsi la plus grande majorité des nano-plastiques présents dans l’océan est en fait contenue dans le plancton et les poissons qui mangent directement ou indirectement ce plancton.
L’eau de mer éliminant par filtration le plancton, une immense majorité tant des nano-plastiques que des métaux lourds est donc éliminée.

Répartition des micros et nano-plastique sur le globe:


Les micro et nano-plastiques sont répartis de manière très inégale sur le globe en raison des courants marins. Les zones d’accumulation sont situées proche de l’équateur alors que vers les pôles les eaux sont beaucoup moins contaminées par ces plastiques. Il faut se rendre compte que même dans les eaux les plus contaminées (zones d’accumulation équatoriale et résurgences des mers fermées tel à la sortie de la Baltique), la teneur en micro-plastiques reste somme toute faible : de l’ordre de 0.1 à 0.5 particules par mètre cube d’eau (mesures réalisées en mer baltique au point de résurgence) ; ce qui représente 0.0001 à 0.0005 particules par litre ; soit quasiment rien.

Quantité de nano-particules :

Pour les nanoparticules, il n’existe même encore aucune méthode de mesure car leur quantité est
trop faible pour être mesurée avec les outils actuels. 

En fait, toutes les études actuelles sont faites sur l’analyse de poissons et de plancton qui ont piégé et concentré durant leur vie entière ces particules. Aucune mesure de concentration dans l’eau n’est réalisée ni réalisable ! Ceci montre bien que même dans l’eau de mer la plus polluée de la planète, les traces de micro et nano plastiques sont insignifiantes, ceci en raison de l’immense volume d’eau dans lequel ces particules se diluent (1350 millions de kilomètre cube d’eau !).

Pollution dans les eaux douce:


A ce sujet, les eaux douces de surface (les lacs et rivières) sont proportionnellement beaucoup plus contaminées (en quantité par mètre cube d’eau) que les eaux océaniques en raison du faible volume d’eau qu’elles représentent (34’000 kilomètre cube seulement, soit près de 100’000 fois moins que l’eau des océans) !   Il y a davantage à s’inquiéter à boire l’eau du robinet .

Effet des nano-plastique sur la santé?


 Les nano-plastiques sont bien moins dommageable pour la santé que les métaux lourds.  Les vrais dégâts créés par les plastiques le sont par les macro et méso plastiques qui sont avalés par des poissons, des cétacés et qui les tuent en venant se coincer dans leur tube digestif. 

Pour les métaux lourds, une étude montre que la concentration est 30’000 fois supérieure dans le plancton que dans l’eau de mer (institut Cousteau à Monaco). Ainsi en comparaison avec des poissons en fin de chaîne alimentaire, la quantité de métaux lourds – et du coup aussi de nano-plastiques présents dans l’eau de mer est dérisoire.

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