Des minéraux pour le bétail, des médicaments pour les humains..

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Les travaux du docteur Joel Wallach (docteur en médecine, vétérinaire, docteur en Naturopathie, nominé pour le prix Nobel de Médecine en 1991) sortent de l’ordinaire et font référence. Il s’est intéressé essentiellement à un domaine particulier : l’importance des minéraux et vitamines en nutrition humaine. Ce qui va à l’encontre du courant actuel tentant par tous les moyen de nous en détourner au profit bien sûr des molécules chimiques. Son histoire est surprenante.

Son père était fermier, éleveur de veaux de boucherie, Il produisait lui-même son fourrage, ses céréales et son soja, broyait le tout pour en faire de la farine, y ajoutait des sacs de vitamines, de minéraux pour en faire des granulés dont il nourrissait ses bêtes. Enfant, Joel Wallach observa que personne à la maison ne prenait de ces vitamines et minéraux pourtant considérées par tout éleveur sérieux comme indispensable à la bonne santé de ses veaux. Entré à l’école d’agriculture, il choisit comme matière principales la nutrition animale et la culture des sols. Puis il devint vétérinaire. Il put ainsi constater qu’en ce qui concerne les animaux, on lui enseignait comment prévenir et guérir les maladies par la nutrition, seule manière de rentabiliser un élevage.
Il travailla par la suite en tant que vétérinaire spécialiste des animaux sauvages dans des zoos de tous les Etats-Unis. On lui confia pour mission d’autopsier les animaux morts de causes naturelles dans les zoos en vue d’une étude sur leur sensibilité particulière aux pollutions diverses de notre environnement. Pendant une douzaine d’années, il pratiqua plus de 17500 autopsies sur plus de 454 espèces d’animaux différentes; il en fit de même sur plus de 3000 être humains qui vivaient en contact étroit avec les zoos.

Voici ce qu’il découvrit:
« Tous les animaux et être humains morts de cause naturelle étaient en fait morts en raison de carences nutritionnelles… Et nous parvenions à cette conclusion au cours de l’autopsie aussi bien par le biais de la chimie, de la biochimie et de tout la bataclan, que de la simple observation directe avec nos yeux sur la table d’autopsie. Je n’en revenais pas. » 

Ce qui le poussa à rédiger 75 articles scientifiques, écrire de nombreux livres donner des interviews à plus de 1700 journaux, revues, radios et télévisions divers, sans parvenir le moins du monde à intéresser qui que ce soit à cette affaire. Ce qui le poussait à ajouter avec humour: « Après quoi il ne me restait plus qu’une chose à faire : retourner à la fac pour suivre des études de médecine. C’est ainsi que je décrochai mon permis de tuer! »

Il exerça ensuite en tant que généraliste à Portland dans l’Oregon et appliqua à ses patients humains ce qu’il avait appris en matière de nutrition animale. Les résultats furent à la mesure de ses attentes et lui fournirent la base de ses travaux ultérieurs sur la nutrition humaine et ses conséquences sur l’espérance de vie. 

Il passa une bonne partie de sa vie à établir d’intéressantes statistiques, parmi lesquelles une curieuse constatation: alors que l’espérance de vie moyenne aux Etats-unis est de 75,5 ans, celle d’un médecin n’est que de 58 ans. Ce qui le poussait à conclure que la première des conditions, si l’on désire améliorer son espérance de vie, est de… ne surtout pas entreprendre d’études médicales!!! 

Parmi ses conclusions, il en est une essentielle concernant notre nutrition:
Nous avons besoin quotidiennement de près de 103 nutriments de base, parmi lesquels on compte au moins 72 minéraux, 16 vitamines, 12 acides aminés essentiels et 3 acides gras essentiels.

Si ces nutriments ne sont pas fournis chaque jour à notre organisme, nous risquons la carence nutritionnelle et toutes ses conséquences sur la santé. Comme le Dr Wallach l’avait lui-même constaté, la plupart des personnes décédées de cause naturelle meurent en réalité de carence nutritionnelles!

(source: Marie-France Muller)

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