De la Symbolique du bouleau

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Mieux comprendre la symbolique du Bouleau pour mieux en assimiler sa sève:


Il est l’un des arbres les plus familiers qui soient! Repérable à des lieux à la ronde, y compris en association avec d’autres espèces, même pour un néophyte. Tout un chacun connait sa physionomie: écorce blanche, striée de lenticelles et de noeuds noirs, un vrai cliché que cet arbre-là. Devenu un habitué de nos parcs et jardins: il orne si souvent nos pelouses de banlieues et d’ailleurs qu’il est devenu banal de l’inviter chez soi..
Frugal, le bouleau est si peu exigeant qu’il est capable de coloniser les terrains les plus pauvres. Arbre pionnier, il s’installe là ou tout autre espèce renonce, mais il s’efface lorsque ses voisin deviennent envahissants. Symbole de sagesse et de spiritualité, ce rude conquérant sait aussi se montrer serviable.


Un arbre gai, doux et lumineux:


Le bouleau est engageant, il attire par sa bonne physionomie, apaise par sa légèreté et réconcilie avec la vie par la gaieté de son caractère tout entier!
S’asseoir sous un Bouleau, prendre le temps, respirer..
Ecouter les histoires des arbres, écouter l’histoire du temps, l’accepter dans sa grand injustice! Utiliser l’arbre pour réussir son passage, lui confier ce que l’on a de plus intime, retrouver ses racines..

L’arbre aux dualités multiples:

Chaque civilisation possède son arbre tutélaire: le chêne celtique, le Tilleul germanique, le Frêne scandinave..
Tous ces arbres ont en commun une grande majesté et une étonnante longévité! Tous sauf un, Le Bouleau!

Grêle, menu, parfois malingre et rachitique, principalement là ou on le vénère, vivant à peine plus vieux que nous, le Bouleau détonne en matière de symbolique.
L’arbre doit à son écorce d’être symbole de pureté ( et de purification!) et de lumière, fer de lance des conquêtes de la Déesse Mère sur les forces obscures et ténébreuses qui parfois s’installent sur terre. Il est celui qui éclaire la nuit, le parfait symbole de l’équilibre entre ces différentes forces qui s’opposent pour que la vie soit possible.
Son écorce d’argent est assimilée à la lumière, astre féminin, complémentaire de la lumière solaire, symbole, elle, comme l’astre qui la génère, de masculinité.
C’est sans doute parce qu’il est au centre de cet équilibre que, dans une même civilisation, le Bouleau a inspiré gaieté ou tristesse, naissance ou disparition, masculinité ou féminité, qu’il a symbolisé à la fois le soleil et la lune.

Le Bouleau à l’avantage sur ses confrères arborés d’être un arbre gai, à la fois par sa physionomie et son comportement! Sa peau d’argent blanche et lumineuse, est plus engageante qu’aucune autre écorce; symboliquement, elle ne pouvait que représenter le bonheur. Sa silhouette légère et aérienne joue aussi en sa faveur. Sa courte durée de vie, dont l’espérance dépasse à peine la nôtre, aurait pu jouer en sa défaveur; le handicap fut vite compensé par l’imputrescibilité de son écorce. Enfin, la facilité avec laquelle on peut travailler son bois de gros ou de petit oeuvre, ses qualités mécaniques et élastiques n’ont fait que renforcer l’image positive que l’on a pu avec de lui.

Le bouleau est le symbole même de l’arbre qui chemine à nos côtés, d’un bout à l’autre de nos existences! En Scandinavie, les agriculteurs surveillent attentivement la feuillaison du Bouleau.. C’est le débourrement des ses bourgeons et l’apparition des premières feuilles qui donnent le signal du début des travaux agricoles.

Arbre du renouveau, du retour de la vie, on en fait aussi des berceaux qui accueillent le nouveau-né ou le porte-bébé qui permet à la mère de vaquer à ses occupations, tout en gardant le contact intime avec son enfant.  
Il est donc arbre de vie et de régénération et à de nombreux titres. Sa Sève, sa feuille, ses bourgeons sont à même de ramener la force et la santé à l’organisme fatigué. On peut confier au Bouleau le soin de nettoyer l’organisme des humeurs qui l’encombrent. De sa sève, on a réalisé, dans toutes les cultures qui ont côtoyé l’arbre d’un peu près, des breuvages enivrants permettant de fêter la vie, de la glorifier!

(source: Bernard Bertrand: « L’arbre à la peau d’argent », Michel Roussillat « Le bouleaué)

 ALLEZ , AU BOULEAU!

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